Retour sur les meilleures opérations marketing spéciales Saint-Valentin 2012

Hier, impossible d’y échapper, c’était la Saint-Valentin. Comme chaque année, la fête des amoureux reste le moment propice aux déclarations d’amour et aux petits cadeaux en tout genre : fleurs, bijoux, parfums… C’est aussi un moment privilégié pour les marques qui souhaitent communiquer sur le marché de l’amour !

Ainsi, je vous propose de faire un petit tour d’horizon des meilleures opérations marketing spéciales Saint-Valentin de cette année 2012…

Meetic

Comme le révèle un récent sondage Ifop commandé par le magazine féminin Femme Actuelle, presque un quart de la population française (24%) a déjà fait la démarche de s’inscrire sur un site de rencontres amoureuses, et 40% seraient prêts à le faire s’ils étaient en situation de célibat.

La Saint-Valentin apparaît comme la période cruciale pour le recrutement de nouveaux candidats sur le marché de l’amour. Les sites de rencontres l’ont bien compris et n’hésitent ainsi pas à redoubler d’efforts et de créativité à l’approche du 14 février.

Dans la continuité du message de son dernier spot télévisé, imaginé par la réalisatrice Maïwenn, le numéro un de la rencontre en ligne met en place une vaste campagne de communication pour la Saint-Valentin. Orchestrée par l’agence DDB, cette campagne s’illustre par de l’affichage dans les grandes villes de France, mais également par des « clean tags » (une sorte de pochoirs visibles sur l’asphalte) aux abords des bouches de métros parisiens.

Au travers de cette campagne au ton sincère et direct, le site de rencontres invite les célibataires à prendre leur vie sentimentale en main, plutôt que de fantasmer sur les histoires d’amour impossibles qu’on ne voit qu’au cinéma.

Campagne d’affichage nationale :
Lancement : 7 février 2012
Durée de vie : 1 semaine
Circuits : JCDecaux et métro parisien

Meetic a même pensé aux Parisiens qui gardent les yeux rivés sur le bitume !

Campagne de « clean tags » à Paris :
Lieux : 31 stations de métro (168 marquages) et 12 points chauds fréquentés par les leaders d’opinion (26 marquages)
Date de pose : dans la nuit du 6 au 7 février 2012
Durée de vie : 2 semaines environ

Adopte Un Mec

Un autre site de rencontres amoureuses souhaite être de la partie à l’occasion de cette Saint-Valentin. Connu pour son positionnement décalé et son concept plutôt original, le site de rencontres Adopte Un Mec mise, quant à lui, sur le marketing viral.

Plusieurs personnalités parmi lesquelles Tony Parker, Nadine Morano, Stéphane Plaza, ou encore Cécile de Ménibus, ont reçu un courrier personnalisé et habilement rédigé, en provenance du célèbre site de rencontres. Sur un ton d’humour décalé, mêlé parfois à un soupçon de provocation taquine, ces lettres invitent leurs destinataires à s’inscrire sur le site pour trouver leur âme soeur. Afin de leur faire savoir que leur célibat est pris très au sérieux, l’équipe d’Adopte Un Mec va même jusqu’à joindre au courrier, un pass donnant droit à un mois d’abonnement gratuit sur le site.

Le courrier adressé au joueur de Basketball Tony Parker.

La lettre envoyée à Nadine Morano, Ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation Professionnelle.
La lettre envoyée à Stéphane Plaza, agent immobilier et présentateur de télévision sur M6.
La lettre envoyée à Cécile de Ménibus, animatrice et présentatrice de télévision sur Direct 8.

On apprécie l’audace gentillement narquois… Au final, cette opération s’avère être un joli coup marketing pour le site de rencontres, qui surfe sur les tendances virales du moment, et accroît ainsi sa popularité, en ce jour qualifié de plus romantique de l’année, commercialement parlant bien entendu !

Moët & Chandon

La célèbre Maison de Champagne Moët et Chandon, appartenant au groupe LVMH, s’est offert les services du graffeur André Saraiva, plus connu sous le nom de « Monsieur A ». A l’occasion de la Saint-Valentin, l’artiste a imaginé un coffret spécial de couleur rose, comprenant un magnum de Rosé Impérial et deux flûtes à champagne. Pour permettre aux amoureux de personnaliser leur cadeau et d’en faire un objet unique, l’artiste y a ajouté un kit de customisation composé d’un marqueur et d’autocollants. Idéal pour les amoureux qui peuvent ainsi déclarer leur flamme, en graffant un petit mot doux directement sur la bouteille !
Un « QR code » est également disponible sur le coffret, permettant ainsi via une application pour smartphone, d’obtenir des conseils sur la dégustation du breuvage.

Le coffret de champagne Moët Impérial Rosé pour la Saint-Valentin, en édition limitée.

Moët et Chandon profite de cet évènement pour proposer son service de customisation, baptisée « Tag Your Love ». Les clients de la marque sont ainsi invités à personnaliser leurs bouteilles de champagne rosé avec le tag de leur choix. Lancé pour la Saint-Valentin, ce service est aussi proposé pour la fête des Mères ou pour annoncer une naissance.

Voici le spot de présentation de ce nouveau service…

 

Henri Abelé

Cette année, c’est décidément la mode de la customisation de bouteille de champagne ! La Maison Henri Abelé s’est ainsi demandée ce qui pourrait s’associer au mieux à la dégustation de sa bouteille. C’est en s’associant au chef pâtissier Eric Sontag qu’ils ont eu ensemble l’idée de sortir une bouteille gourmande de la cuvée Sourire de Reims Rosé 2002, décorée de macarons roses. Exit l’idée de la sempiternelle boîte de chocolats, les arômes de fruits rouges épicés se marient très bien avec les macarons à la framboise.

La bouteille de champagne Henri Abelé, cuvée Sourire de Reims Rosé 2002, décorée de macarons roses à la framboise.

Teleflora

Lancé pendant la finale du Super Bowl du 5 février dernier, le spot publicitaire pour Teleflora, l’un des plus grands fleuristes américains, joue la carte de la séduction, en s’adressant à un public cible masculin. En effet, le spot met en scène la ravissante Adriana Lima, connue aux États-Unis pour les campagnes de la marque de lingerie Victoria‘s Secret.
Rappelons que l’achat d’espace publicitaire lors du Super Bowl, aurait coûté cette année pas moins de 3,5 millions de dollars pour 30 secondes…

 

Wilkinson

Toujours à destination d’un public masculin, la marque de rasoir Wilkinson propose une campagne d’affichage légèrement « poilue ». Réalisée par l’agence de communication JWT Paris, la campagne invite les hommes romantiques à un peu d’entretien à l’occasion de la fête des amoureux. La marque de rasoir se met ainsi dans la peau des femmes, s’attendant à un rasage irréprochable de la part de leur tendre conjoint.
Simple, mais créatif.

"L’amour a besoin d’un peu d’entretien."

Demak’Up

Un homme correctement rasé pour la Saint-Valentin s’attend forcément à recevoir quelques baisers, et qui dit baisers, dit rouge à lèvres, forcément ! Ainsi, la marque leader du marché des cotons démaquillants en Europe, a souhaité faire un clin d’oeil aux femmes, car pour une fois c’est les hommes qui devraient avoir besoin de se démaquiller…
Une création bien pensée, et de circonstance, signée Les Ouvriers du Paradis.

Starbucks

Pour la Saint-Valentin aux États-Unis, la chaîne de cafés a choisi de célébrer l’amour en réalité augmentée grâce à une application pour smartphone. Intitulée « Cup Magic » l’application fonctionne en interaction avec des gobelets ornés de coeur en édition limitée. Le fonctionnement est simple, après avoir téléchargé et lancé l’application, le client est invité, boisson en main, à placer son téléphone mobile face au gobelet afin de faire apparaître une animation à l’écran.

Puisqu’une vidéo vaut toujours mieux que des mots, voilà le spot publicitaire…


C’est une Saint-Valentin placée sous le signe de la technologie chez Starbucks !

Chupa Chups

Pour un cadeau de dernière minute, il fallait faire confiance à Chupa Chups. La célèbre marque de sucettes présente dans plus de 160 pays à travers le monde, propose au travers d’un petit cours de bricolage en vidéo, de réaliser une sucette spéciale Saint-Valentin, la « Double Chup ». Deux sucettes, un crayon, un peu de scotch, une paire de ciseau, et le tour est joué !

Comment améliorer son taux de clics sur Twitter ?

Twitter, vous connaissez ? Réseau social et outil de microblogging, la marque à l’oiseau est aussi une excellente plateforme de captation d’audience pour les annonceurs, les éditeurs, ou encore les blogueurs cherchant à rapatrier un maximum de visiteurs sur leurs sites. Nombre de caractères, présence de liens, mots, verbes ou mentions… Voici quelques astuces pour optimiser votre taux de clics sur Twitter.

Cette infographie réalisée par Dan Zarella, en collaboration avec HubSpot, est basée sur une étude statistique de 200 000 tweets. Elle permet de mettre en évidence quelques règles élémentaires à respecter lors de la rédaction d’un tweet, afin d’en maximiser son nombre de clics.

Ce qu’il faut retenir de cette étude :

  • Les tweets dont la longueur se situent entre 120 et 130 caractères ont un taux de clic supérieur ;
  • Le lien doit se situer à un quart de la longueur du tweet, soit vers le trentième caractère ;
  • Trop de tweets à l’heure fait grandement chuter le taux de clics : on frôle le 0% dès le cinquième lien publié par heure ;
  • Le taux de clics peut être optimisé en utilisant des expressions types, telles que « via », « @ », « RT », « please » ou encore « check » ;
  • Il vaut mieux éviter d’utiliser les expressions types comme « @addthis », « marketing » ou « @getglue », ces termes faisant légèrement baisser le taux de clics ;
  • Il est recommandé d’utiliser davantage de mots d’actions comme les verbes ou adverbes, plutôt que des noms ou des adjectifs ;
  • Dans une moindre mesure, les jours les plus propices à la publication de tweets sont le jeudi, le samedi et le dimanche ;
  • Les tweets publiés dans l’après-midi et en soirée ont un taux de clics plus élevé que ceux publiés en matinée.

Facebook : plus de 800 millions d’inscrits et une introduction en bourse

Facebook confirme sa domination sur les réseaux sociaux du monde entier avec un nombre d’utilisateurs s’établissant à plus de 800 millions… Le réseau social star se rapproche petit à petit du milliard symbolique. Si l’on devait comparer ce chiffre au nombre d’habitants d’un pays, Facebook se classerait troisième en termes de population mondiale. Simplement hallucinant.

Si l’on s’attarde un peu plus sur le nombre d’inscrits par pays, on constate tout d’abord que les Etats-Unis, pays le plus actif sur ce réseau social, affichent une baisse continue du nombre d’utilisateurs, signe d’un réseau social arrivé à maturité. D’autres pays montrent, quant à eux, une nette progression du nombre d’inscrits. Le Brésil et l’Inde notamment, qui ont vu leur nombre de membres grimper de 2 millions lors du dernier mois. La France se classe neuvième avec un peu plus de 23 millions de membres.

Puisque l’on est dans les chiffres, voici quelques statistiques intéressantes…

  • Plus de 50% des utilisateurs actifs se connecte tous les jours ;
  • Le nombre moyen d’amis est de 130 ;
  • Il existe plus de 900 millions de pages, groupes, évènements… ;
  • L’utilisateur moyen est connecté à 80 pages communautaires, groupes ou évènements ;
  • Plus de 2 milliards de likes et commentaires sont postés chaque jour ;
  • 250 millions de photos sont uploadées chaque jour en moyenne ;
  • Le site est accessible en plus de 70 langues ;
  • 75% des utilisateurs sont en dehors des Etats-Unis ;
  • 20 millions d’applications sont installées chaque jour ;
  • 500 millions d’utilisateurs utilisent une application chaque mois ;
  • 7 millions de sites ont intégré Facebook ;
  • 350 millions d’utilisateurs utilisent Facebook depuis leur mobile ;
  • 475 opérateurs mobiles ont intégré Facebook à leur service.

Une introduction sur les marchés cotés imminente…

L’entrée en bourse la plus attendue de l’année 2012 est sans aucun doute celle de Facebook. D’après le Wall Street Journal, le dépôt d’un dossier financier serait imminent. Selon des rumeurs provenant de sources proches du dossier, Facebook pourrait déposer les documents nécessaires à son introduction en bourse dès mercredi prochain. Si ce timing s’avère exact, les premières cotations auraient lieu entre le mois d’avril et le mois de juin 2012. Quelque soit la date d’introduction en bourse du réseau social, il est certain qu’il s’agira de la plus importante sur l’année 2012.
Si la prévision de 10 milliards de dollars de levée de fonds auprès des actionnaires est maintenue, il s’agirait alors de la quatrième plus grosse entrée en bourse de tous les temps pour une société américaine (derrière Visa, General Motors et AT&T). Il s’agirait aussi de la plus grosse introduction en bourse pour une société du secteur de l’Internet, bien devant Google, qui avait levé 1,67 milliards de dollars en 2004.
La valeur de la capitalisation de Facebook pourrait atteindre jusqu’à 100 milliards de dollars d’après les experts, ce qui placerait l’entreprise à égalité de valeur avec McDonald’s. Lors de son entrée en bourse, Google avait été évalué à 23 milliards de dollars.
Pour rappel, le chiffre d’affaires de Facebook, provenant à 89% de la publicité, est estimé pour l’année 2011 à 4,27 milliards de dollars (d’après le cabinet d’études américain eMarketer). Pour la France, on parle d’un chiffre d’affaires proche des 150 millions d’euros.

Voici une infographie provenant du site américain InTheCapital, résumant l’introduction en bourse de Facebook en s’appuyant sur quelques points de comparaison…

Cette introduction boursière marquerait l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes millionnaires dans la Silicon Valley, à un niveau non atteint depuis celle de Google.
Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, âgé de 27 ans aujourd’hui, a lancé son réseau social depuis sa chambre d’étudiant à Harvard en 2004, et verrait aujourd’hui sa fortune atteindre, après cette entrée en bourse, environ 24 milliards de dollars. C’est moins que celle de Bill Gates, fondateur de Microsoft, mais plus que les 16,7 milliards de dollars de chaque co-fondateur de Google.

Mark Zuckerberg avait toujours été réticent à l’entrée en bourse de Facebook, se méfiant alors des effets néfastes que cela pourrait avoir sur le réseau social. Depuis fin 2011, l’entreprise compte 500 actionnaires, ce qui l’oblige alors à publier ses informations financières, chose qu’elle n’a jamais fait depuis sa création. Mark Zuckerberg s’est alors laissé convaincre qu’une introduction en bourse serait bénéfique pour son entreprise… Affaire à suivre.

Après Monop’Station, Monoprix se décline en drive et en walk-in !

Afin de répondre aux exigences de sa clientèle citadine, l’enseigne de distribution française spécialisée dans le commerce de proximité, a officialisé en décembre dernier, son nouveau concept intitulé Monop’Station. Au travers de cette nouvelle enseigne, Monoprix propose aux voyageurs des gares françaises, une sélection de 500 produits comprenant des produits de restauration rapide (viennoiseries, salades préparées, sandwichs), des produits alimentaires de « dépannage » (pâtes, oeufs, plats cuisinés), et même quelques produits non-alimentaires (magazines, parapluies, brosses à dents).

D’une superficie allant de 45 à 80 m², les boutiques sont ouvertes sept jours sur sept et proposent une très large amplitude horaire adaptée au rythme des voyageurs (de 5h30 à 22h30 du lundi au vendredi et de 7h à 22h le weekend).

Pour marquer la différenciation avec les autres boutiques de l’enseigne, l’enseigne adopte une nouvelle identité visuelle. Ainsi, les codes couleurs changent : le logo est désormais blanc sur un fond violet, les matériaux sont bruts, le sol est gris foncé et les meubles sont très bas afin de créer un espace plus ouvert depuis la vitrine.

Un nouveau concept de magasin, installé dans les gares.

Après une implantation dans la gare de Strasbourg le 9 décembre 2011, les gares de Chartes et Thionville ont à leur tour vu s’ouvrir ces nouvelles boutiques les 20 et 21 décembre dernier.

La gestion de ces Monop’Station a été confiée à Servex, le spécialiste du commerce de gare aux Pays-Bas, et filiale de la société des chemins de fer néerlandaise. Le groupe gère des points de vente sous ses propres marques, mais également pour des sociétés comme Starbucks ou Burger King, dans les 94 gares du pays.
Monoprix et Servex se sont associés pour répondre à un appel d’offres lancé par la SNCF, visant à accueillir au sein de ses gares, des « boutiques du quotidien » mêlant différents services allant de la restauration rapide à la vente de journaux et de tabac.

D’après la SNCF, les gares comptent quatre millions d’usagers chaque jour. En moyenne, ces voyageurs dépenseraient plus souvent mais beaucoup moins que les voyageurs qui transitent par les aéroports. L’implantation de ces boutiques d’un nouveau genre vise à changer la donne.

Monoprix teste le drive, et prépare des walk-in à Paris

L’enseigne filiale du groupe Casino, teste actuellement un service drive dans l’un de ses points de vente, à Chaville dans les Hauts-de-Seine (92). Ce mode de distribution permet aux clients de venir chercher directement en voiture, leurs courses préalablement commandées par Internet.

Un tel service nécessite de la place pour un entrepôt et un parking. À Paris, où le manque de place est flagrant, Monoprix prépare des « walk-in », une variante piétonne, où après avoir commandé ses produits en ligne sur Monoprix.fr, les clients viendront cette fois-ci récupérer leurs courses à pied. L’idée est de proposer encore un service supplémentaire, et une alternative à la livraison à domicile.

Afin d’atteindre des consommateurs n’ayant pas forcément un Monoprix près de chez eux, la marque envisage déjà d’investir fortement dans son site marchand. Preuve en est, l’année dernière, l’enseigne a étendu son catalogue de produits vendus en ligne en y ajoutant des rayons jouets et textile. Son objectif est clair, faire de son site marchand son premier magasin en termes de chiffres d’affaires d’ici à 2013.

En attendant, Monoprix continue d’élargir son réseau de magasins, et prévoit ainsi l’ouverture d’une quarantaine de petites et moyennes surfaces cette année. Cinquante de plus sont prévues pour 2014.

Un souci constant d’innovation

Pour preuve de son intention d’innovation constante, Monoprix expérimente depuis plusieurs mois maintenant, son fameux « bar à courses ». Un tout nouveau service, avec une promesse simple : faire ses courses à vitesse grand V.

Lancé au rez-de-chaussée du Monoprix du CNIT, à La Défense, ce service propose aux clients de commander leurs articles via un écran tactile situé à l’entrée du magasin, et de venir les retirer en caisse 30 minutes plus tard. L’intérêt ? Laisser au consommateur du temps libre pour faire autre chose de ce temps dédié aux courses alimentaires. Le service est gratuit. L’autre possibilité proposée est de se faire livrer ses courses à domicile.

Depuis décembre dernier, ce nouveau concept est également testé au Monoprix de Convention, dans le XVème arrondissement de Paris.

Free Mobile ou le bouleversement du marché de la téléphonie mobile

Suite à l’annonce de l’arrivée de Free comme quatrième opérateur de téléphonie mobile pour le début de l’année 2012, suivie ces dernières semaines par un suspens insoutenable autour des offres que pourrait proposer le mythique fournisseur Internet, le vice-président du groupe Iliad, Xavier Niel, a enfin mis un terme, mardi dernier, à cette interminable attente, en présentant officiellement les forfaits Free Mobile.

Deux offres sans engagement sont proposées aux abonnés Freebox, tout comme aux nouveaux clients. La première offre propose du « tout illimité » pour 19,99 euros par mois (15,99 euros pour les abonnés Internet), comprenant des appels illimités vers les fixes et mobiles en France et à l’international, des SMS et MMS illimités, et un accès Internet 3G jusqu’à 3Go. La seconde offre, destinée aux personnes ayant un budget réduit, comprend 60 minutes de communication et 60 SMS pour 2 euros par mois (offre gratuite pour les clients Freebox).

Cette annonce, suivie par un nombre très important d’internautes, a été très rapidement relayée sur de nombreux blogs et réseaux sociaux, avec beaucoup d’enthousiasme. Le pari est réussi par Xavier Niel, puisque les consommateurs semblent séduits par les prix particulièrement bas des forfaits annoncés par Free Mobile.

Suite à cette conférence (vue en direct par près de 800 000 personnes), le site Internet dédiée à l’offre mobile fut rapidement saturé par l’afflux de visiteurs, seulement quelques heures après son lancement, et ce pendant toute la journée de mardi. Dans le même temps, il était tout aussi impossible de joindre un conseiller par téléphone.
La directrice des abonnés Free, Angélique Berge, annonce avoir rassemblé près de 4,6 millions de visiteurs uniques durant la journée, et 1,8 millions de connexions simultanées au site la première minute.

Free

Le site Internet Free Mobile saturé au bout de quelques heures

A l’heure actuelle, nombreuses sont les résiliations chez les concurrents de Free qui, quant à lui, croule sous la demande, avec nous dit-on, déjà 500 000 nouveaux abonnés aux offres de téléphonie mobile deux jours après l’ouverture du service.

Même si l’annonce a surpris tous les acteurs du secteur par ses prix très bas, du côté des concurrents on annonce, avec beaucoup de sérénité, préparer une contre-attaque à la hauteur de l’attaque virulente de Xavier Niel.

Une maigre réponse de la part des concurrents

Malgré l’anticipation depuis des mois de l’annonce des offres de Free Mobile, c’est un sacré coup dur pour la concurrence. Cela dit, la réponse de certains concurrents n’a pas été longue. Les deux premiers opérateurs a annoncé leurs prix sont Sosh (la marque d’Orange) et Virgin Mobile.
De son côté, Sosh propose un forfait avec 2 heures de communication et des SMS/MMS illimités, pour 9,90 euros par mois. Un second forfait « édition spéciale » à 14,90 euros, semblable premier, à la différence près qu’il offre, en plus, un accès Internet à 1Go. Enfin, un dernier forfait tout illimité à 24,90 euros par mois.

Sosh

Les forfaits "contre-attaque" de Sosh face à Free Mobile

Quant à Virgin Mobile, les « nouvelles » offres sembleraient être au nombre de trois avec : une offre à moins de 6 euros avec 2 heures d’appels et SMS illimités, une offre à moins de 10 euros proposant 4 heures d’appels, des SMS illimités, et un accès Internet de 3Go, et enfin une troisième offre tout illimité pour moins de 20 euros par mois.
L’annonce officielle de Virgin Mobile n’ayant pas encore été faite, la description exacte et les détails de ces offres restent à confirmer.

Le pari technique reste encore à relever

Quoi qu’il en soit, pour le moment il ne reste plus qu’à attendre, dans un premier temps, la réponse de tous les concurrents du secteur, et dans un deuxième temps, que Free relève effectivement son pari d’un point de vue technique.

Il est important de souligner que Free Mobile ne possède que 30% de son réseau. Les 70% restants appartiennent à Orange. Ce dernier pourrait simplement décider de privilégier ses propres clients en ce qui concerne le « data » alloué pour l’accès Internet, pénalisant alors les clients Free Mobile, comme cela avait été déjà fait lors d’un précédent partenariat entre Orange et Virgin Mobile.
De plus, le groupe Iliad ne détient pas de licence 4G sur certaines fréquences. Pour rappel, la 4G permet un débit particulièrement élevé sur le réseau de la téléphonie. Sur ce point, Free ne pourra donc pas s’aligner avec son concurrent Orange avant quelques temps.
Enfin, on peut également s’interroger sur la qualité de la hotline et du service après-vente. Free n’est pas réputé pour fournir un service de qualité dans ce domaine. Les premiers utilisateurs de la Freebox se rappellent certainement des nombreuses difficultés auxquelles ils avaient été confrontées.

Pour conclure, on peut tout de même souligner que, malgré tout, l’arrivée de Free sur le secteur de la téléphonie mobile a entraîné un véritable bouleversement du marché, qui dans tous les cas, ne pourra être que bénéfique pour l’ensemble des consommateurs français.
On peut également noter le formidable buzz autour du lancement de Free Mobile, et tout cela sans véritable communication. Peu d’entreprises françaises auraient su tenir en haleine un si grand nombre d’internautes sur une longue durée, en ne diffusant que très peu d’indices.
Il ne reste plus pour Free qu’à transformer ce buzz en succès, et tout reste à faire. Comme le dit lui-même Xavier Niel : « promettre c’est facile, après il faut réussir à délivrer ».